Hier j’ai passé une partie de la soirée en compagnie d’un collègue et d’une amie à lui. Cette dernière part une
nouvelle entreprise avec beaucoup de potentiel et a payé une somme importante pour son site. Elle s’y connaît peu dans le web et a fait confiance au designer et son intégrateur.
Après quelques semaines en ligne, son site n’est toujours pas indexé par Google. On m’a demandé de jeter un coup d’œil et surprise (!), il y a du texte caché dans toutes les pages (le même sur toutes les pages, soit dit-en passant). La technique est d’utiliser un CSS et d’y avoir mis le style H1 en blanc (sur un fond blanc) et en 1 pt. Le H1, qui sémantiquement devrait se retrouver en début de page, avant les paragraphes et comporter que quelques mots, était truffé de « mot-clé ».
Première réaction : le site est banni! Après vérification des logs (et heureusement j’ai pu y avoir accès), googlebot n’a jamais mis les pieds dans le site. Donc tout n’est pas perdu.
L’intégrateur en question a fait une soumission manuelle à Google et a assurer sa cliente que ça prendrait un mois pour que le site soit indexé. Clairement, il ne comprend pas le principe même, expliqué noir sur blanc dans le site de Google, que ce dernier fonctionne principalement en suivant des liens sur le web.
Ceci dit, après une nuit de sommeil, j’en arrive à deux conclusions, ou désillusions :
1) Le web est difficile à saisir pour les gens qui ne sont pas dans le métier et à cause de l’apparente complexité, il y a encore des personnes pour profiter de « l’ignorance » des clients. Ce sont les garagistes douteux du web…
2) Il y a encore, régulièrement, des gens de mon métier qui sont prêts à faire prendre des risques énormes à leur client, sans en leur informer, et ce, sous prétexte qu’ils ne se sont jamais fait attraper auparavant. Encore pire, ils pensent que leurs « techniques » fonctionnent. Seulement, en tout ignorants qu’ils sont, leurs « succès » sont sur des termes peu compétitif qui ont peu d’importance commerciale ou sociale…
Vous ne verrez pas le code fautif puisqu’il a été enlevé (heureusement).